Parce qu’elle valorise les entreprises et organisations ancrées sur le territoire et engagées dans des pratiques sociales, environnementales et économiquement durables. Elle favorise ainsi l’échange de produits et de services locaux, générant des flux économiques qui ne quittent pas le territoire.

Ce nom a été choisi par les citoyens du Pays de Morlaix. Des boîtes à idées ont été placés dans les commerces afin de trouver le nom de la monnaie.

Le mot breton buzuk à deux significations :
Le ver noir utilisé par les pêcheurs du Finistère qui est l’appât de nombreux poissons.
Le ver de terre qui travaille à l’aération de la terre et favorise la production agricole.

Je peux me procurer des buzuks dans les comptoirs d’échanges installés dans différents commerces du pays de Morlaix, ou bien dans les locaux de l’association, à La Tannerie à Plourin-lès-Morlaix, puis les dépenser dans les commerces du réseau répertoriés dans l’annuaire des prestataires.

* Le Buzuk circule dans les 60 communes du Pays de Morlaix. Néanmoins, les bassins de consommations ne s’arrêtent pas aux frontières administratives. Il se peut que le Buzuk dépasse la zone géographique définie.

Non. Le Buzuk et l’euro ont exactement la même valeur.

1 €uro = 1 Buzuk

Les différences entre l’Euro et le Buzuk ne se situent pas dans l’acte même d’achat :

  1. Lorsque nous utilisons des buzuks, nous savons où va notre argent, nos billets restent dans le circuit local.
  2. Le Buzuk n’alimente pas la spéculation : les € échangés sont placés dans une banque éthique qui finance des projets locaux.

Effectivement, il est possible d’avoir une démarche citoyenne et responsable en utilisant des €. Cependant, cet argent finit toujours par retourner dans les circuits financiers. L’utilisation du Bzk permet à l’argent de rester dans le circuit local, et donc de répondre entièrement au but initial.
Les euros échangés sont placés à la Nef, une banque éthique et transparente qui finance des projets locaux. Ils forment un fond garantie pour les utilisateurs de la monnaie.

Pour devenir utilisateur, il suffit d’adhérer à l’association pour une monnaie locale en Pays de Morlaix dans un des comptoirs d’échanges  ou directement sur notre site web.
Le coût de l’adhésion est de 10 euros (prix libre pour les faibles revenus). La carte d’adhérent est valable pendant une durée de un an.

Uniquement les adhérents de l’association

→ Pour un utilisateur-consommateur :

  • Je refuse la spéculation et je sais où va mon épargne
  • Je favorise l’économie locale et les circuits courts
  • Je réduis mon empreinte écologique
  • Je me réapproprie le sens et l’utilisation de l’argent
  • Je soutiens des producteurs artisans, commerçants qui partagent des valeurs communes
  • Je deviens acteur de mes conditions de vie par mes propres choix de consommation

→ Pour un prestataire adhérent :

  • J’ appartiens à un réseau solidaire et je rencontre de nouveaux fournisseurs
  • Je gagne en visibilité par un référencement dans différents outils de communication
  • Je contribue à une économie de proximité
Non, le Buzuk est une monnaie complémentaire. Son but n’est pas de contrer l’euro mais bien de le compléter pour une utilisation locale.

→ En tant que citoyen adhérent : Non. Je dois dépenser les buzuks que je possède chez les prestataires du réseau.

→ En tant que prestataire : Oui. Une commission de 3 % s’applique cependant sur chaque reconversion.

* L’objectif est de dynamiser les échanges sur le territoire grâce à une circulation rapide de la monnaie. Toute reconversion de Buzuks en Euros affecte négativement le projet. Cet échange auprès de l’association réduit la quantité de buzuks en circulation.
Cette contribution est affectée au financement d’activités de l’association ou au financement de projets locaux d’économie solidaire selon les modalités choisies par l’association (et présentées à tous les adhérents lors de l’Assemblée Générale annuelle).

Les monnaies locales complémentaires existent depuis plusieurs millénaires. L’existence d’une seule monnaie pour traiter tous les échanges, comme aujourd’hui, est une situation exceptionnelle.
Du temps des pyramides égyptiennes, à côté d’une monnaie royale faite de métaux précieux, coexistait les ostracons, une monnaie servant aux échanges du quotidien faite de tessons de poterie.
Aujourd’hui, dans le monde, les spécialistes estiment le nombre de monnaies alternatives à 5000. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd’hui en circulation en France.

Bien que la monnaie locale ne puisse s’utiliser que dans un réseau défini, elle est tout à fait légale.

* Pour la comptabilité des prestataires, il suffit d’ajouter une ligne « buzuk » au tableau des comptes (comme on l’aurait fait pour un bon d’achat ou un ticket restaurant) et de déclarer le montant total de son activité en euros, puisqu’ 1€ = 1 Bzk.

Non. Ils disposent de quatre sécurités :

  • l’encre fluo orange
  • le gaufrage (brail en relief)
  • la numérotation
  • le papier : Filigrane (motif qui apparaît lorsqu’on regarde les billets devant une source lumineuse), fibres de couleur et fibres visibles sous UV