Pour quoi faire ?

En utilisant le Buzuk, je sais d’où vient mon argent et je sais où il va : il reste dans le circuit local. Les euros collectés suite à leur conversion en buzuks sont déposés dans une banque éthique, la NEF. Une banque coopérative et transparente qui investit l’argent de ses clients uniquement dans des projets locaux qui servent l’économie réelle.

Depuis 2008, le monde connaît une crise financière importante et les modèles économiques actuels ne semblent plus répondre aux défis à relever.
Aujourd’hui, seulement 3% de l’économie marchande alimente l’économie réelle, une économie où notre argent crée de la richesse, où il est transformé en biens, en services, et en salaires. Les 97% restants sont destinés à l’économie financière, une économie où notre argent sert bien souvent à la spéculation, où nous perdons notre pouvoir de décision sur son utilisation : il peut très bien servir à acheter des armes ou à financer des énergies fossiles.

Depuis quelques années, différentes monnaies locales complémentaires citoyennes voient le jour et permettent de redonner du sens à l’argent, de valoriser les vraies richesses. En France, plus d’une quarantaine de Monnaies Locales Complémentaires & Citoyennes sont aujourd’hui en circulation : le Galleco dans le pays rennais, le Galais à Ploërmel, l’Heol à Brest, l’Eusko dans le Pays Basque,le Sol-Violette à Toulouse, etc.

Quels sont les intérêts ?

  • Redonner un sens à la monnaie :
    Je me réapproprie la monnaie en la retirant des marchés financiers, je lui rends sa fonction de facilitateur d’échange et de créateur de lien entre les hommes.
  • Développer les circuits courts :
    Je favorise les échanges économiques de proximité entre les consommateurs, les producteurs, les entreprises et les associations. Je contribue à ce que les revenus produits localement soient dépensés sur place. Je permets de compenser les pratiques des grands groupes qui se préoccupent peu des territoires sur lesquels ils sont implantés.
  • Respecter l’environnement :
    Je réduis mes dépenses énergétiques en orientant ma consommation vers les prestataires du réseau qui ont signé une charte sur des critères écologiques, sociaux ou humains.
  • Encourager la démocratie :
    L’association s’engage à mettre en place une gestion participative et transparente de la monnaie. Les adhérents et les prestataires sont conviés à l’assemblée générale annuelle qui a lieu chaque année ainsi qu’aux différentes commissions de l’association (graphisme, accueil prestataire, solidarité,…).
  • Renforcer le lien social :
    En tant que prestataire, je  choisis des fournisseurs locaux et découvre des commerçants de ma région. Je privilégie le partenariat à la compétition. Je rencontre de nouveaux clients par le biais du réseau.
    En tant qu’utilisateur-consommateur, je change mes habitudes de consommation en préférant les commerces de proximité aux grandes chaînes. Je fais la connaissance des professionnels de ma région.

 

 

Historique du projet

Le projet de créer une monnaie locale dans le pays de Morlaix est à l’origine de l’ADESS (Association pour le Développement de l’Économie Sociale et Solidaire). Depuis mars 2013, elle accompagne le comité de pilotage dans la mise en place du Buzuk.

Les dates importantes

Octobre 2013 : Création de l’Association pour la monnaie locale en pays de Morlaix par un groupe de citoyens motivés par le projet

2014 : Début de la constitution du réseau des prestataires et  communication dans les collèges, lycés & universités, réunions publiques, ciné-débats, salons divers…

Avril 2015 : Vote du nom de la monnaie « Buzuk » par les citoyens & création de la charte des valeurs Bzk

Janvier 2016 : Réussite de la collecte de financement participatif sur Ulule

Avril 2016 : Validation du règlement intérieur du Bzk et des nouveaux statuts lors de l’assemblée générale

Janvier 2016 : Soutien des Cigales et des collectivités locales

2 octobre 2016Lancement et inauguration du Buzuk à Locquénolé

 

Lire l’article de l’ Age de faire sur les monnaies locales: Comment ça marche?